FLYNT – Avant la sortie de son 2e album

Cinq années après J’éclaire ma ville qui a laissé une réelle empreinte avec son premier album dans l’underground français, Flynt s’apprête à sortir son second album le 15 octobre prochain, Itinéraire Bis.

J’éclaire ma ville a été un réel succès d’estime, comment expliques-tu que cet album ait autant plu aux auditeurs ? Comme tu le dis dans un morceau du second album « le public écoute encore j’éclaire ma ville comme s’il était sorti la veille » …

Je ne sais pas trop… mais ce que je peux dire c’est que c’est une chance de pouvoir faire des concerts pour un public qui aime tes chansons et de pouvoir profiter ne serait-ce qu’un peu, même par intermittence de ce que la musique a de meilleur à offrir. J’ai de la chance que mon rap ait rencontré son public. J’espère vraiment que ce deuxième album leur plaira aussi. Je fais ça pour ça.

Tu as dit dans l’interview pour Echosduhiphop que tu avais pris le temps de vivre avant de sortir ce second album, ayant dit beaucoup de choses dans le premier : est-ce le discours sera quelque peu différent alors ? As-tu vécu différemment durant ce temps ?

Mon discours n’est pas différent, il est simplement en rapport avec l’âge que j’ai et avec ce que je vis et pense aujourd’hui. Ma démarche est identique. C’est la continuité de J’éclaire ma ville. Je vis des choses en rapport avec mon âge et mon évolution et j’en parle, toujours à ma manière.

– Que ce soit dans le freestyle du Can I Kick It ou dans « Haut la main », tu fais pas mal de promo avec la vente de t-shirts entre autres : est-ce que les produits dérivés deviennent aujourd’hui indispensables parallèlement à la musique elle-même ?

Oui enfin il n’y a que dans ce freestyle et dans « Haut la main » que j’en parle, c’est pas dans tous les tracks non plus mais il faut souligner que si j’ai pu produire mon disque c’est en partie grâce à la boutique en ligne que j’ai mise en place il y a un an. Mon nouvel album Itinéraire Bis est 100% auto-produit. À peu près 40% du budget global d’Itinéraire Bis provient des ventes sur la boutique. Je trouve ça beau pour un indépendant. Quelqu’un quelque part aime ce que tu fais, il t’achète via le net directement sans intermédiaire ton album ou un t-shirt et toi tu réinjectes cet argent pour enregistrer des titres et sortir un disque qu’il prendra plaisir à écouter. C’est une belle boucle. J’ai compris assez tôt dans l’élaboration de mon deuxième album l’importance que pourrait prendre une boutique en ligne dans mon cas et j’ai bossé dur pour ça. Cela faisait partie de mon projet global de producteur indépendant de créer mon propre outil qui servirait à financer le disque tout en restant en lien avec le public. Pour finir il faut dire que les t-shirts sont d’excellente qualité aussi.

– Après avoir sorti un premier album, tu as sûrement appris pas mal de choses sur l’industrie, la promo ou la communication : as-tu une démarche différente ou peut-être plus « professionnelle’ » ? Ou est-ce que c’est cette sortie se fait dans le même cadre que décrit le morceau « Les moyens du bord » ?

J’avais déjà sorti plusieurs disques avant J’éclaire ma ville donc ce n‘était pas un domaine qui m’était inconnu. Mais j’ai toujours tout appris sur le tas. Je pense que J’éclaire ma ville c’était plutôt déjà très professionnel, avec les moyens du bord et en autoproduction oui, mais ça n’empêche pas d’être pro et de bosser avec des pros. Itinéraire bis, c’est encore plus les moyens du bord que le premier qui était une co-production. Mais pour ce 2e album l’expérience du premier m’a été précieuse au point de pouvoir tout coordonner et de le sortir tout seul.

– On connaît déjà la trackliste, on voit quelques featurings, plus nombreux que pour le premier album ; ressentais-tu le besoin de t’entourer ?

Je n’ai rien calculé, toutes les collaborations se sont faites au feeling, de manière évidente à chaque fois au gré des rencontres, des instrus que j’avais sélectionnées et des thèmes des chansons. Je n’ai pas fait ce disque en me disant que je voulais aller dans telle ou telle direction. Ce que je me disais c’était que je voulais faire mieux que le premier album, faire des tracks qui tuent avec les meilleurs textes et les meilleurs instrus possibles à chaque fois, c’était ça ma seule direction.

– Tu étais présent à l’UNITY BLOCK au 6B pour faire ton morceau avec Nasme et très bientôt au Can I Kick It #3 (ainsi qu’une tournée), à quoi pouvons-nous nous attendre ? Un mélange d’anciens et de nouveaux morceaux ou plutôt la possibilité de tester les nouveaux sur le public ?

Le public aime la nouveauté mais en live il aime aussi entendre ce qu’il connaît et ce qu’il aime déjà. Ce qui est fort en concert c’est quand le public backe tes rimes, alors arriver avec uniquement des titres nouveaux que personne ne connaît… qui plus est quand tu n’as que 15 minutes au beau milieu d’un large plateau de MC’s… Donc oui ce sera un mix des 2 avec un penchant vers les anciens titres. Pour plus de nouveautés il faudra venir à la miroiterie le 13 octobre et puis au concert Flynt à Paris début 2013 où on aura beaucoup plus de temps. Ou venir à une des dates de la tournée qui va nous emmener à Nantes, à Bordeaux, en Suisse, à Toulouse, Montpellier, Bruxelles, Nîmes… entre autres… j’espère qu’on en fera le plus possible.

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