MADIBA – Le musical

MADIBA, vibrant hommage à Nelson Mandela en danses et chansons. Ce spectacle se tient au théâtre Le Comédia du 21 janvier au 27 mars 2016 à raison de quatre représentations par semaine les jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Et les premières dates ont été remplies chaque soir, donnant satisfaction à un public très éclectique.

L’HISTOIRE

Nelson Mandela est le fil conducteur de ce spectacle et non le personnage principal. C’est son combat contre l’apartheid qui dirige la trame narrative et non sa présence. Les personnages principaux de cette comédie musicale sont des Sud-Africains noirs qui luttent pour leurs droits en ayant Madiba comme modèle de courage et de résistance. L’histoire centrale est celle d’un amour impossible entre un Noir et une Blanche qui s’aiment alors que le pays est soumis à la ségrégation raciale. C’est grâce au farouche et long combat qu’a mené Nelson Mandela et qui a débouché à la fin de l’apartheid en 1994 que les deux amoureux peuvent vivre leur amour au grand jour.

Et cette idylle utopique est un peu regrettable pour ma part car beaucoup trop longue, les scènes romantiques se transforment facilement en scène Disney entre chants et embrassades. Mais le plus ennuyeux est le fait que la vie de Madiba est trop rapidement évoquée, pour ceux qui ne connaissent rien de celle-ci, le spectacle nous apprend seulement qu’il était avocat avant d’être arrêté. Il en est de même pour sa femme Winnie qui a un rôle plus que secondaire, n’apparaissant furtivement que dans quelques scènes. En effet, le combat qu’elle a mené avec l’ANC et le calvaire qu’elle a vécu pendant les 27 années durant lesquelles Mandela fut emprisonné sont totalement passés sous silence.

LA MISE EN SCÈNE

Du côté de la mise en scène, on retrouve le rappeur Lunik qui tient le rôle de conteur, principalement durant la première partie de la pièce. Lunik Grio’, qui est son nom désormais, est principalement connu pour ses improvisations, battles et autres freestyles, notamment avec le fameux tête à tête contre Nekfeu lors du Rap Contenders 2. Mais son rôle dans ce spectacle est plus une continuité des performances artistiques qu’ils faisaient avec son ancien groupe Urban Grio : un conteur et des musiciens qui proposent une composition de textes engagés mis en scène de façon théâtrale, quasi cinématographique (La Croisière aux amalgames, Braquage à l’irakienne).

Au niveau de l’esthétique, les décors sont simples et efficaces. Le point original est la projection de dessins, de paroles de chansons, de poésies, de citations, sur un rideau au fond et en haut de la scène. Ce petit point « technologie » permet d’avoir un parfait équilibre visuel en contre-balançant avec le standard du théâtre. Enfin, le côté artistique est superbement mené avec des chants et danseurs très talentueux, pleins d’énergie et aucune fausse note !

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